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Pour-parlers [Dandelion]

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MessageSujet: Pour-parlers [Dandelion] Lun 31 Oct - 12:52


PNJ utilisé : Nélhet.

« Pardon ?! »

Elle s’était brusquement redressée sur sofa en velours en apprenant la nouvelle. Et inutile de préciser que ça lui avait fait l’effet d’une douche froide. Dandelion avait donc décrété la fermeture des portes de la cité ? Cela ne se passerait pas ainsi.
Nélhet se leva d’un pas sûr, sous le regard mal assuré de son valet, qui ne savait visiblement pas trop où se mettre face à son mécontentement. Il ouvrit la bouche, voulant couvrir le conflit en déblatérant milles excuses en l’honneur de sa Majesté l’Empereur, dans l’espoir d’atténuer la colère de son impératrice. Cette dernière le fit taire d’un signe de la queue. Elle se radoucit. Son visage prit un air plus calme alors qu’elle se tournait vers son serviteur, tandis qu’un doux sourire vint étirer ses babines, ce qui eut pour conséquence de décrisper le valet.

« N’ayez craintes, Eliott. J’irai simplement m’entretenir avec l’Empereur. Inutile de vous tourmenter : tout se passera pour le mieux. » Lui assura-t-elle avec délicatesse.

Elle appuya son sourire, prenant soin que ce dernier ne paraisse jamais faux, sous le regard de son valet, bouche bée, toujours sidéré de la faculté qu’avait son impératrice à se souvenir de chaque prénom composant le personnel.
Malgré sa colère, il était inutile, voire même contre productif de passer ses nerfs sur ses sujets et Nélhet l’avait bien compris. Là était la principale différence entre le Royaume du Sud et celui du Nord : ici, on ne régnait pas par la terreur.

Elle s’avança jusqu’à la porte, limite entre ses appartements et le couloir qui s’étendait au delà. Mais elle s’arrêta sur le seuil. Se tournant une dernière fois vers ledit Eliott, le visage toujours peint de son masque de sérénité, elle lui annonça :

« En attendant, vous pouvez disposer. Vous m’avez été d’une très grande aide, ces derniers jours et je vous en suis très reconnaissante. Profitez de votre journée pour vous reposer et prendre soin de votre famille. Mes salutations à madame. »

Et elle quitta ses appartements sous les remerciements un peu confus de son laquet. À peine passé le seuil de la porte que ses gardes attitrés lui emboîtèrent le pas, prenant soin de ne pas piétiner sa traîne en satin qui, couvrant ses épaules, terminait en cascade sur le sol de marbre.
Elle traversa le palais de son port altier, saluant d’un signe de tête les employés qu’elle croisait. Les horloges sonneraient bientôt midi, l’ouverture des visites du palais.
Son pas se faisait volontairement pressant, si bien qu’elle arriva rapidement à la salle d’audience. Elle poussa les battants de la porte massive et entra rapidement à l’intérieur, ses gardes restant sur le seuil, prenant soin de refermer l’entrée derrière elle.

« Dandelion ! »

Elle s’annonça d’un ton glacial : elle n’irait pas par quatre chemins. La tête haute, elle s’avança au centre de la pièce. Un regard en coin suffit à faire comprendre aux quelques spectateurs qu’il fallait qu’ils s’en aillent.
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MessageSujet: Re: Pour-parlers [Dandelion] Sam 11 Fév - 13:49
    [Pardonne moi morue DDD':]

    Les rapports n’étaient pas bons. Pas bons du tout… Aucune piste, les espions comme les soldats pataugeaient dans la boue et rien n’avançait. Et le peuple était toujours en proie à la peur, les regards se faisaient méfiants dans les rues quand, quelques années plutôt, tout le monde s’adressait la parole et se déplaçait en toute tranquillité.
    Le lieutenant du quartier-sud, dernier soldat à venir lui faire son rapport de la matinée, un grand tigre marron à rayure bleu, achevait de l’informer que rien n’allait. Dandelion, avec un soupir, le congédia en l’encourageant à ne pas relâcher sa vigilance. Le courage, c’était à présent une denrée dont il commençait à manquer. L’envie de s’isoler dans son palais et de ne plus voir aucun visage lui avait déjà effleuré plusieurs fois l’esprit, ce qui était particulièrement inquiétant. Il se sentait particulièrement impuissant, et coupable comme s’il avait tué lui-même les pauvres félins à présent enterrés dans le cimetière de la ville. Il était en train d’échouer et le pire des moments qu’il vivait, il les passait la nuit, à regarder le ciel, en pensant à toute la déception qui devait habiter le coeur de son père, le bien aimé Denmehd, et de l’Unique. Il se demandait fréquemment ce qu’il aurait fait à sa place et la lointaine certitude que les décisions qu’il prenait étaient les meilleures de toutes n’était plus qu’un vague souvenir. Doute, découragement et culpabilité. Dandelion, peu habitué à toutes ses émotions, ne savait comment y faire face, et apprendre à vivre avec était une des expériences les plus pénibles qu’il lui avait été donné de vivre.
    La fin des rapports militaires marquaient le début des doléances du peuple. Une petite foule de mine triste et sombre lui faisait face dans la salle d’audience et, pour elle, pour son image, il se redressa et tenta de donner l’impression d’une confiance extrême, comme si une solution venait de lui être apportée par ce qu’il venait d’entendre.
    Un premier félin, un petit ocelot, s’approcha et commença à exposer le problème qui l’avait amené ici. Il fut coupé dès la première phrase par une voix glaciale qui, habituellement, rassurait Dandelion et lui donnait chaud. Nelhet le regardait d’une façon si peu amical et courroucé que cela l’énerva à la première seconde. Il s’excusa auprès des citoyens présents et invita la reine, d’une signe de tête, à la suivre dans l’arrière-salle, où ils pourraient discuter en toute intimité.
    Il s’assit près de fenêtre, promenant son regard sur le paysage qui s’étalait devant lui.

    « Que veux-tu, chère reine ? »

    Il ne la regardait pas.



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MessageSujet: Re: Pour-parlers [Dandelion] Dim 19 Fév - 18:02


PNJ utilisé : Nélhet.


Son entrée fit son effet, bien qu’elle fut navrée d’interrompre les complaintes des habitants, sans doute terrifiés par l’ambiance morbide qui flottait à l’intérieur des remparts de la cité.

Après avoir présenté ses excuses à l’assemblée, Dandelion se retira dans l’arrière salle, aussitôt suivi par la panthère des neiges, dont le drapé de soie virevolta sur son passage.
Il furent alors tout les deux, seuls, dans cette pièce bien trop vaste pour deux, similairement aux autres pièces du château.

Contrairement à ce que le peuple s’imaginait, Dandelion et Nélhet ne partageaient que très peu de moments ensembles. Il ne s’agissait en réalité que d’un couple de fiction, créé pour rassurer et faire rêver les habitants.
Dandelion lui avait offert le rang d’impératrice pour son soi-disant profil, qui collait parfaitement aux fonctions qu’elle devait remplir. Mais Nélhet ne se cantonnait pas seulement à ça, elle endossait aussi le rôle de moralisatrice, sachant toutefois être d’un certain conseil et réconfort lorsque l’Empereur doutait.
La vérité était qu’ils ne s’aimaient pas. Leur relation se cantonnait à un mélange de respect et d’affection purement et simplement amicale. Et leurs occupations respectives ne leur offraient que peu de temps pour échanger.
Et pourtant, ils étaient à présent face à face, prêt à s’affronter dans une nouvelle confrontation, loin d’être la première, ni la dernière…

« Que veux-tu, chère reine ? »

Il ne prit même pas la peine de la regarder, se contentant de contempler un paysage qu’il connaissait déjà par cœur. Son attitude ne fit que renforcer le courroux de la demoiselle, dont la queue tachetée fouettait l’air, toujours avec grande classe, trahissant son agacement.
Elle ne se fit cependant pas prier pour annoncer la raison de sa colère : plus vite elle le dirait, plus vite ce serait réglé. Et Nélhet était connue pour ne pas mâcher ses mots.

« C'est donc vrai ? Tu as scellé les portes de la cité ? » Demanda-elle la tête haute, connaissant pourtant déjà la réponse.
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MessageSujet: Re: Pour-parlers [Dandelion] Mer 22 Fév - 21:01
    Les nerfs de la femelle semblaient être à vif. Mais elle ne tarderait pas à découvrir que ceux du mâle l’étaient également, voire plus.
    Toujours le nez à la fenêtre, le regard perdu dans le lointain - il n’osait même plus regarder sa cité avec attention, par peur du chagrin qu’il ressentirait en comparant les ruines actuelles à ses flamboyants souvenirs - Dandelion se préparait à subir les foudres de son épouse, et ce dans le plus grand des calmes. Dans son état actuel de fatigue et de découragement, il craignait que son self-control légendaire n’ait été mis à mal. C’est ainsi qu’il était entré dans une colère noire la veille pour une raison qu’il avait aujourd’hui totalement oublié, tout comme trois jours avant. Or, c’était loin d’être sa façon de faire et d’être pour la simple raison que peu de bonnes choses pouvaient en résulter.
    Aussi, lorsque le jeune mâle entendit la raison du mécontentement de Nelhet, il ferma les yeux en respirant profondément, se sentant sur le point de se laisser emporter.
    « Et que voudrais-tu que je fasse ? Les laisser grandes ouvertes, permettre une circulation libre et incontrôlée ? Peut-être voudrais-tu toi-même envoyer des lettres privées aux assassins pour les prévenir qu’ils ont le champ libre ? Ou mieux encore, peut-être devrais-je leur faciliter la tâche en TUANT MOI-MÊME TOUS LES ALBINOS DE LA CITÉ ? »
    Il rouvrit les yeux et tourna lentement son regard vers Nelhet, avec une profonde impression de vide en lui, impression que devait se refléter dans ses pupilles.

    « Quelle est la réelle question que tu souhaites me poser ? »

    Il cligna lentement des paupières. Il avait bien peu de temps pour répondre à des questions dont les réponses étaient évidentes.




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MessageSujet: Re: Pour-parlers [Dandelion] Mer 1 Mar - 21:16


PNJ utilisé : Nélhet.


La belle attendit (im)patiemment sa réponse, détaillant la magnifique crinière de l’empereur avec attention. Après tout, c’était là la seule image qu’il lui offrait, préférant, semblait-il, laisser le luxe au paysage de contempler son visage princier.

La tension était palpable, le silence pesant. Pendant un instant, Nélhet cru même qu’il ne lui répondrait jamais.
Pourtant, alors qu’elle s’apprêtait à ouvrir la bouche pour lui rappeler son existence, elle fut coupée par la respiration profonde du lion blanc. Un soupir long, intense, comme ceux que l’on pousse lorsqu’on manque de patience face à un enfant qui pose trop de questions.

Et puis finalement, il se tourna vers elle, las. Trop d’honneur.

« Quelle est la réelle question que tu souhaites me poser ? »

Leur regards se croisèrent. Si les yeux de la demoiselle lançaient des éclairs, trahissant sa colère, c’est un puits sans fond qui lui fit face, dans ceux du mâle. Ils étaient vides, creux, dénués d’émotions : comme si toutes ces histoires avaient pompé son âme.
Si elle ne laissa rien paraître, la femelle fut pourtant surprise. Ce n’était guère la première fois qu’ils étaient en désaccord sur les décisions qu’il prenait, cependant, cette fois, c’était différent. Il ne semblait pas avoir la patience ni l’envie de l’écouter.

Mais elle ne capitula pas. Peut-être était-ce d’ailleurs pour sa franchise et sa force de caractère qu’il l’avait choisi pour trôner à ses côtés. Peut-être pas. Dans tous les cas, elle ne changerait pas pour ses beaux yeux.
Toutefois, elle prit en compte la détresse émotionnelle du grand mâle. Faire une scène, maintenant, dans ces conditions, serait contre productif, autant pour elle que pour lui. Alors elle pinça les lèvres, et respira un grand coup, semblant mûrir sa réponse.

« Pourquoi ? » Répliqua-t-elle après un court silence, plus sèchement qu’elle ne l’avait voulu.

Elle regretta presque aussitôt son ton cassant.
Pivotant avec grâce, elle fit un quart de tour pour offrir au mâle la vue de son profil droit. Finalement, la belle se mit à faire les cent pas, le visage fermé, en intense réflexion. Mais une nouvelle intervention de sa part ne se fit guère attendre : à présent dos à lui, la panthère fit un nouveau demi-tour pour lui faire face, faisant voleter avec magnificence son drapé de soie. Elle le fixa d’un air désolé, comme si elle s’excusait par avance de ses propos :

« Pardonne-moi Dandelion, mais j’ai peine à croire que nous usons des mêmes procédés que ceux de la dictature du Sud. »

Elle se radoucit, plus conciliante, bien que son irritabilité restait détectable. Mais sa volonté d’apaiser les tensions était belle et bien présente : il était temps qu’ils se comportent comme des adultes tous les deux, et qu’ils discutent sérieusement.
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MessageSujet: Re: Pour-parlers [Dandelion] Mar 7 Mar - 18:46
    « Pourquoi ? »

    Ah la bonne heure ! À nouveau une question parfaitement inutile, qui voulait tout dire et rien à la fois. Dandelion, léthargique depuis quelques dizaines de minutes, senti monter en lui un sentiment familier : la colère. Avant, il était souvent en colère. Les rues n’étaient pas correctement nettoyées et décorées. Les habitants se plaignaient de troubles fêtes qui osaient déranger la vie tranquille de la cité. Les espions ne rapportaient pas suffisamment d’informations du sud. Ses subalternes atteignaient rarement l’objectif d’excellence qu’il fixait et c’est là que résidait le secret d’une cité quasi-utopique où il faisait bon vivre. Aujourd’hui, le jeune empereur donnerait cher pour revivre ces petits tracas du quotidien. Aujourd’hui, ce n’était plus le même genre de colère : il était en colère pour des meurtres, pour la destruction de sa cité. Et pour être contredit sur les défenses qu’il organisait autour de sa cité.
    Son regard se fit plus dur à mesure que la femelle faisait les cents pas. Il n’avait pas ce temps. Il n’avait pas ce temps d’attendre que la personne achève ses réflexions pour lui parler. Les gens qui venaient lui parler avaient en général tourné et retourné leur idée dans leur tête pour lui prendre le moins de temps possible. Ici, ce n’était pas le cas.
    Nélhet s’immobilisa, dos à lui, ce qui eut le don d’encore plus l’énerver. Elle se retourna pour lui faire face, mais ça n’eut pas l’effet inverse.

    « Pardonne-moi Dandelion, mais j’ai peine à croire que nous usons des mêmes procédés que ceux de la dictature du Sud. »

    Et ce fut la goute d’eau. Les paroles qu’il prononce à partir de ce moment sont un mélange de voix dure, froide, de grognements méprisants et de rugissements de colère et de déception.

    « Comment oses-tu ?… COMMENT OSES-TU me comparer MOI à ces bandits, ces criminels ? Comment oses-tu mettre en parallèle une DICTATURE n’ayant pour but que la répression là où MOI je protège mon peuple de MEURTRIERS ? QU’AURAIS-TU FAIS, TOI, À MA PLACE ? Je ne veux même pas l’entendre car, j’en suis certain, si tu juges les mesures que j’ai prises inutiles, alors là où j’ai deux cadavres, toi tu en aurais trois fois plus sur les bras. »

    Il s’était approché de la femelle d’un air menaçant. Comment osait-elle ? Nier le bien-fondé de la décision de fermer les portes étaient de l’imbécilité pure. Il fit quelques pas pour s’en éloigner, toujours fou de rage.

    « Tu voudrais que je rouvre les portes, c’est ça ? Autant envoyer un crieur public avertir les meurtriers que la cité du Nord les accueille à bras ouverts ? Peut-être devrais-je MOI-MÊME enfoncer mes crocs dans le premier albinos que je croiserais pour leur faciliter la tâche ? »


    Il lui fit face, essoufflé, toujours aveuglé par sa colère.

    « Ma chère reine, lorsque tu auras fini de dire des imbécilités, peut-être voudras-tu bien revenir dans le monde présent, dans la réalité, et te montrer un peu utile. Le peuple souffre, la cité est à l’agonie. Les portes sont fermés comme le seraient les bords d’une plaie ouverte pour l’aider à cicatriser. Et toi, tu voudras les rouvrir et ainsi réenclencher l’hémorragie. Ce que tu dis là n’a aucun sens. »

    Il se dirigea vers la sortie.

    « Viens me trouver lorsque tu t’en seras rendue compte, que tu seras prête à me présenter des excuses pour ce que tu as sous-entendu que j’étais et que tu seras disposée à proposer des IDÉES pour améliorer notre situation, non seulement des critiques. En attendant, si tu n’es disposée à aucune de ces trois réflexions, je te prie de ne plus venir me faire perdre mon temps. »

    Un dernier pas avant de sortir. Il murmura, avec douleur.

    « Toi que j’avais toujours estimé pour ton intellect et que j’avais considéré comme ma plus chère alliée, voilà qu’en me faisant perdre mon temps tu te tiens dans le camp de nos ennemis… Tu me déçois beaucoup et cela aura presque achevé de me décourager… »

    Et il sorti sans plus de mots.




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MessageSujet: Re: Pour-parlers [Dandelion] Dim 12 Mar - 12:49


PNJ utilisé : Nélhet.


Elle le vit s’approcher d’un air menaçant, comme si il allait lui faire regretter ses dures paroles. Pas impressionnée le moins du monde par sa tentative d’intimidation, la femelle se retourna pour lui faire face, prête à riposter à sa sentence.

« Tu voudrais que je rouvre les portes, c’est ça ? Autant envoyer un crieur public avertir les meurtriers que la cité du Nord les accueille à bras ouverts ? Peut-être devrais-je MOI-MÊME enfoncer mes crocs dans le premier albinos que je croiserais pour leur faciliter la tâche ? » Lui cracha son époux.

Redressant la tête, elle planta son regard de glace dans celui de Dandelion. Elle le fixa ainsi, le visage grave, alors qu’il continuait à déverser son flot de colère sur sa personne.

« Ma chère reine, lorsque tu auras fini de dire des imbécillités, peut-être voudras-tu bien revenir dans le monde présent, dans la réalité, et te montrer un peu utile. Le peuple souffre, la cité est à l’agonie. Les portes sont fermés comme le seraient les bords d’une plaie ouverte pour l’aider à cicatriser. Et toi, tu voudras les rouvrir et ainsi réenclencher l’hémorragie. Ce que tu dis là n’a aucun sens. »

Elle soupira, levant les yeux au ciel, exaspérée qu’il déforme autant ses propos. Un instant, elle pensa à Denmehd, feu l’ancien empereur : il ne lui avait jamais autant manqué qu’à cet instant précis. L’immaturité dont faisait parfois preuve Dandelion était en contraste total avec la sagesse et la droiture de son défunt père.
Nélhet lui adressa une prière silencieuse, le suppliant de ramener son fils à la raison. Hélas, sa tentative fut vaine, puisque ce dernier continua son monologue :

« Viens me trouver lorsque tu t’en seras rendue compte, que tu seras prête à me présenter des excuses pour ce que tu as sous-entendu que j’étais et que tu seras disposée à proposer des IDÉES pour améliorer notre situation, non seulement des critiques. En attendant, si tu n’es disposée à aucune de ces trois réflexions, je te prie de ne plus venir me faire perdre mon temps. » Il tourna les talons pour se diriger vers la sortie, avant d’ajouter : « Toi que j’avais toujours estimé pour ton intellect et que j’avais considéré comme ma plus chère alliée, voilà qu’en me faisant perdre mon temps tu te tiens dans le camp de nos ennemis… Tu me déçois beaucoup et cela aura presque achevé de me décourager… » Et il prit alors la porte.

Si le but était là de la vexer, c’était peine perdue : à dire vrai, elle se moquait un peu de sa place dans l’estime de Dandelion. Peu importe si cela le décevait, elle ferait toujours ce qu’elle estimait juste et bon pour le peuple, même si cela l’obligeait à parfois remettre en question les décisions de l’empereur.
C’est pourquoi l’impératrice lui emboîta le pas, n’en démordant pas.

D’un pas décidé, elle franchit le seuil de la porte et ne fut guère surprise de voir qu’hormis la présence du lion blanc, elle était vide. En entendant leur dispute, les gardes avaient sans nul doute fait évacuer les lieux, souhaitant préserver l’intimité du couple princier.

« Dandelion ! Par pitié, cesse de faire l’enfant et écoute moi ! » Elle s’était arrêté sur le seuil de la porte de l’arrière salle, rappelant son époux à elle en le suppliant presque du regard. « Si tu penses vraiment que je regrette mes propos et que je vais te demander pardon, alors c’est que tu ne connais guère l’impératrice que tu as choisi pour régner à tes côtés. »

Elle s’avança de quelques pas graciles, réduisant la distance qui les séparait. Puis elle démarra son long discours, lui expliquant le fond de sa pensée.

« Reviens à la raison, tu sais pertinemment que je me damnerais pour mon peuple ! Tu n’es guère le seul à aimer cette cité comme si elle était ton propre enfant. » Elle voulait lui faire comprendre que tout deux possédaient le même objectif. « Rappelle toi qu’autrefois, j’ai vécu là-bas. Ils sont mes frères, mes sœurs, la cité était ma maison. Je connais les positions du peuple puisque j’en ai longtemps fait partie et ne pas m’écouter, c’est ignorer l’avis des citoyens ! » Elle marqua une courte pause, lui laissant le temps de réfléchir à ses premières paroles, puis elle reprit presque aussitôt : « Le peuple a besoin d’être rassuré, Dandelion. Et fermer les portes de la cité, ce n’est qu’accroître leur peur : les voilà enfermés avec des fanatiques, et un insecte démoniaque qui a élu domicile dans les égouts de la cité. Fermer les portes, ce n’est pas les préserver, c’est les murer dans une arènes aux mille dangers dont nous sommes les spectateurs »

Cette fois, ces yeux brillaient, prouvant une nouvelle fois que le sujet lui tenait à cœur. Oh ! Comme elle mourrait d’envie de secouer l’empereur, de lui ouvrir les yeux face à la détresse du peuple, de son peuple.
Alors dans une dernière tentative, elle se rapprocha un peu plus pour reprendre d’un ton plus doux, presque suppliant :

« Depuis combien de temps nous cachons nous derrière les remparts du château, Dandelion ? Ce dont ils ont besoin c’est de nous voir, unis, combattant avec eux les envoyés de l’Omen et les aidant à reconstruire leur vie et leur cité... » Sa voix se termina en un murmure alors que, ses iris toujours planté dans ceux de son époux, elle attendait son verdict.
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MessageSujet: Re: Pour-parlers [Dandelion] Sam 18 Mar - 22:21
    Elle ne lâcha pas le morceau. Elle n’était pas faite de cette étoffe-ci, fragile, facilement déchirable. Non. Elle était semblable au cuir.
    Elle le poursuivit jusque dans le couloir, pour son plus grand damn. Il était fatigué et en avait marre de parler. Mais il n’avait pas réellement le choix d’écouter ou non.

    « Dandelion ! Par pitié, cesse de faire l’enfant et écoute moi ! »

    Faire l’enfant ? Qui faisait l’enfant en ce moment ? Il avait des arguments pour la fermeture des portes, et elle n’avait exposé aucun des siens. Il travaillait constamment à l’amélioration de la situation, mais elle, que faisait-elle ? 
Les nerfs à vif, il s’arrêta et se retourna brusquement, montrant les crocs -en simple signe de colère, non pour signifier une quelconque menace. Elle continua avec qu’il ait pu l’interrompre.
    Dès qu’elle eut fini, il répondit.

    « NON C’EST TOI QUI VA M’ÉCOUTER ! Te rends-tu compte de ce que l’ouverture des portes signifierait pour la cité ? Une liberté totale de mouvement pour les criminels ! Alors que là, s’ils sont à l’extérieur, ils ont bien moins de facilité pour entrer. Et s’ils sont à l’intérieur, alors ils sont fait comme des rats, car nous finirons par les trouver et leur faire payer ! Autrefois, ta voix était certes celle du peuple. Mais à présent, après tant d’années à vivre dans ce palais, tu en portes à peine un murmure ! »

    Il reprit sa respiration et donna à sa voix le ton d’autorité qu’il prend lorsqu’il donne des ordres que l’on ne peut contester.

    « Le sujet est clos Nélhet, les portes demeureront closes jusqu’au retour à l’ordre. Je n’en discuterai pas plus avec toi. »

    Il continuait d’avancer dans le couloir. Il était occupé, il avait des choses à faire, il n’avait guère le temps.

    « Je sais pourquoi je t’ai choisi Nélhet. Je sais d’où tu viens, et je connais toute la force que tu tires de tes origines. »

    À ces mots, prononcés avec une pointe de douceur et une intonation presque tendre, une quantité de souvenirs lui revinrent en mémoire. Effectivement, il l’avait choisi. Lui, elle. Ensemble pour le bien de la cité. Ces souvenirs, plutôt positifs, l’encouragèrent à se calmer, à plus débattre, bien que la question de la fermeture des portes soit totalement arrêtée.

    « Si tu as lu ma loi, tu devrais savoir que les portes ne sont pas totalement closes, chère reine. Les habitants peuvent venir demander un laisser-passer pour en sortir et re-rentrer. Comme cette question semble te tenir à coeur, je te propose de te dédier toi-même à cette tâche. Désormais, tu choisiras qui entre et sort de la cité. Cela te convient-il plus ? »

    Il marchait toujours.

    « Et si tu veux sortir dans les rues, libre à toi. Personnellement, je préfère passer mon temps à essayer de régler les problèmes plutôt qu’à me pavaner devant les citoyens et leur faisant croire que ceux-ci sont sous contrôle, lorsque c’est tout le contraire. En revanche, si tu as une autre idée, quelque chose de réellement pertinent, alors n’hésite pas à venir m’en parler. »



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MessageSujet: Re: Pour-parlers [Dandelion] Sam 25 Mar - 16:15

« Le sujet est clos Nélhet, les portes demeureront closes jusqu’au retour à l’ordre. Je n’en discuterai pas plus avec toi. »

L’intéressée pinça les lèvres, se mordant l’intérieur de la joue pour se retenir de lui cracher une réplique cinglante. Quoiqu’elle dise, il avait fait son choix et il aurait, à son grand damn, toujours le dernier mot. Il était inutile de continuer sur ce terrain glissant avec lui. Elle était raisonnable et ne voulait pas que la situation dégénère : Dandelion était à cran aujourd’hui.

Elle s’était tue, et le laissa poursuivre alors qu’elle franchissait les quelques mètres qui les séparait pour cheminer à ses côtés.

« Je sais pourquoi je t’ai choisi Nélhet. Je sais d’où tu viens, et je connais toute la force que tu tires de tes origines. » Il avait abandonné son ton sec pour prendre une voix plus tendre. Avec soulagement, l’impératrice constata que la tempête semblait s’en être allée. « Si tu as lu ma loi, tu devrais savoir que les portes ne sont pas totalement closes, chère reine. Les habitants peuvent venir demander un laisser-passer pour en sortir et re-rentrer. Comme cette question semble te tenir à coeur, je te propose de te dédier toi-même à cette tâche. Désormais, tu choisiras qui entre et sort de la cité. Cela te convient-il plus ? » 

Le lion à la crinière blanche semblait avoir retrouvé ses esprits. Voilà qu’il proposait un compromis à la femelle, plutôt que de lui imposer totalement sa volonté.
Alors qu’ils cheminaient côte à côte, cette dernière pivota la tête pour lui sourire : sa colère retombait. Bien que partiellement en désaccord avec la politique de son époux, elle était soulagée qu’il arrive encore à l’écouter et à prendre en compte son avis dans son jugement.

« Marché conclu. » Lui dit-elle, d’une voix douce, acceptant son accord.

La discussion semblait être revenue. Ils n’avaient pas échangés ainsi depuis plusieurs semaines, voire mois, elle ne le savait plus. Leurs activités respectives ne leur permettaient guère de parler de la pluie et du beau temps. Mais aujourd’hui, l’heure était grave.

« Si tu veux sortir dans les rues, libre à toi. Personnellement, je préfère passer mon temps à essayer de régler les problèmes plutôt qu’à me pavaner devant les citoyens et leur faisant croire que ceux-ci sont sous contrôle, lorsque c’est tout le contraire. En revanche, si tu as une autre idée, quelque chose de réellement pertinent, alors n’hésite pas à venir m’en parler. » Avait ponctué le roi, lui offrant le loisir d’exposer ses idées pour redresser la cité.

« Il ne serait de toute façon guère prudent pour toi de sortir dans les rues » Lui répondit la panthère en secouant la tête, faisant tressaillir les feuilles de sa couronne. « Ces fanatiques semblent s’en prendre majoritairement aux individus immaculés » Elle marqua une courte pause, balançant sa queue de droite à gauche, avant de reprendre : « Non, je pensais plutôt à… » Elle cherchait ses mots « … quelque chose qui leur permette de retrouver l’espoir. Quelque chose qui puisse leur montrer que nous sommes toujours là pour eux... »

Elle se tut. Les sourcils froncés, ce qui n’entachait en rien sa beauté, elle sembla se perdre dans ses pensées. Elle resta ainsi un instant, avant de demander soudainement :

« D’ailleurs, qu’en est-il de cet infâme insecte ? Est-il toujours en liberté sous nos pattes ? » Sa mine était devenue plus grave encore : elle était réellement inquiète.
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