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La Traque. [Octurn]

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MessageSujet: La Traque. [Octurn] Mar 11 Aoû - 21:57






La Traque

feat. Octurn

Elle l'avait repéré, juste là, sa pièce de choix.
Grignotant une jolie feuille bien verte et grasse, qui se rapprochait d'ailleurs esthétiquement d'une feuille de laitue, le lièvre bien portant était bien loin de se douter que sa vie s'arrêterait dans un instant.
À deux-cents mètres à peine, un fauve l'avait pris pour cible, bien décidé à se l'offrir pour le dîner. C'était une femelle, qui n'avait cependant rien à envier à la majorité des créatures de Mörendrüll, de par sa musculature saillante, taillée pour la chasse. Le félin avait adopté la position du chasseur : les membres fléchis, le ventre effleurant le sol, le tout était de se faire le plus petit, le plus discret possible. Il avançait, tapit derrière les hautes herbes qui dissimulaient son corps pourtant massif, privilégiant ses déplacements dans les zones ombrées ainsi que la proximité des arbres afin d'utiliser l'environnement et ses couleurs brunes à son avantage.

Silencieuse, la femelle cheminait en silence, se mouvant avec lenteur en direction du rongeur naïf et innocent. La nature l'avait choisi pour prédatrice, pour carnivore, pour qu'elle se nourrisse de la chair d'animaux plus faibles. Là était la dure loi de la chaîne alimentaire, et Sioban ne pouvait pas lutter contre les besoins que réclamait son corps, contre l'envie qui parcourait tout son être à l'idée de sentir le goût du sang sur ses papilles. C'est ainsi que durant ses parties de chasse, elle n'éprouvait aucune pitié pour l'être qu'elle choisissait de traquer.
Elle se rapprochait, petit à petit, elle apercevait sa proie bien plus distinctement à présent. Tout ses sens étaient en éveils : ses oreilles et ses moustaches, pointées vers l'avant, l'aidaient à s'orienter, tandis que son regard de braise ne lâchait pas d'une semelle sa cible.

Plus elle s'approchait, plus ses pupilles dévoraient ses iris, témoignage direct de son excitation. Elle se força à garder son allure, à résister à l'irrépressible envie qui lui criait de bondir, à faire taire cette excitation et cet instinct qui faisaient tambouriner son cœur dans sa poitrine et lui faisaient ressentir des fourmillement le long de ses membres musculeux.

Puis, elle sut que c'était le moment. Sa patte vint volontairement se poser sur branche sèche, qui craqua, plongeant alors tout les alentours dans un silence presque pesant.
Se sentant menacé, le lapin redressa brusquement ses deux longues oreilles, la tête tournée vers l'origine du bruit, se plaçant même sur ses deux postérieurs pour espérer avoir une meilleure visibilité. Tout ce qu'il vit, c'est une ombre fonçant droit sur lui, et il ne tarda pas à fuir sans demander son reste, abandonnant là sa pauvre feuille à demi croquée.

S'ensuivit alors une course poursuite, l'un fuyant pour sauver sa vie, l'autre filant pour satisfaire ses besoins. Le lapin était condamné, bien que celui-ci continuait à galoper, tâche brune au milieu des arbres, guidé par un nouveau facteur à prendre en compte : l'adrénaline.
Mais si le rongeur avait eu un coup de fouet grâce à la fameuse hormone, il en était de même pour Sioban. Reboostée par son instinct de prédation et l'excitation de la chasse, la femelle ne se laissait en aucun cas distancer et ce, sans le moindre effort.
À ce moment-ci de la chasse, tout les sentiments de Sioban s'étaient tus, laissant le prédateur qu'elle était prendre le dessus. La mâchoire entrouverte, elle savourait les relents de peur qui émanaient de sa proie terrorisée.

Finalement, jugeant que la traque avait assez duré et que le lapin commençait à s'épuiser, rendant les choses moins amusantes, le félin doubla sa vitesse pour venir saisir le rongeur entre ses antérieurs, venant l'emprisonner contre son poitrail et, tandis que les deux roulaient au sol dans un nuage de poussière, la femelle ferma délicatement sa mâchoire autour de sa nuque, ne relâchant sa prise que lorsqu'elle sentit les vertèbres du lapin se briser dans un craquement sourd.

Alors, se redressant tant bien que mal, de nouveau stable sur ses quatre pattes, la femelle entama le chemin retour vers Tremblevie sous le soleil qui déclinait. Sa prise de choix serait le dîner d'Octurn.
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MessageSujet: Re: La Traque. [Octurn] Mer 30 Sep - 20:52



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Les jours défilaient et semblaient se ressembler. Il était là, immobile, éloigné du reste de la troupe car il espérait se trouver un petit moment de calme, de solitude et de sérénité. Il n’était pas persuadé de trouver la paix en ces temps d’incertitude et de trouble mais il fallait bien qu’il parvienne à trouver des solutions à tous ces problèmes qui s’accumulaient dans le creux de sa tête. Il en avait marre de toutes ces incertitudes et ces questions auxquelles il était incapable de répondre. Il croyait dur comme fer qu’il ne devait pas retourner au Royaume du Nord, qu’il ne se laisserait pas utiliser comme une arme vivante. Lui en vie, il ne laisserait jamais son peuple entre les griffes avides d’un chef trop ambitieux et égoïste. Il préférait avoir l’air d’un trouillard, d’un fuyard, plutôt que de laisser sa harde dans une situation délicate. Ils étaient puissants mais pas bêtes. Dans toutes ces pensées qui s’entremêlaient, il n’y voyait plus très clair et, au fond, peut-être qu’un peu de compagnie lui aurait fait le plus grand bien.

Les jours se rafraichissaient petit à petit dans le tremblevie mais son poil restait relativement bien fourni pour y faire face. Le froid ne l’avait pas dérangé mais la chaleur était une autre histoire. En ce jour-ci, le jour commençait doucement à décliner et la fin d’après midi devenait de plus en plus fraiche mais Octurn ne semblait pas plus dérangé que cela pour le moment. Ses pupilles dorées restaient rivées sur le ciel, sur les nuages aux teintes violacées qui parcouraient le ciel d’un joli ton pourpre. Quoiqu’il fasse, le temps passerait. Dans tous les cas, il lui fallait prendre une décision. Rashall avait raison. Ils ne pouvaient pas rester des années à errer comme un troupeau de bovins. Certes il était nomade, cela ne changeait rien au problème. Il n’avait pas de maison, pas de réel camp puisqu’ils avaient dû quitter le Royaume du Nord dans la précipitation. Malgré tout, il restait foncièrement persuadé qu’il avait pris la bonne décision. Il fallait simplement qu’il continue sur cette voix. Ce n’était pas évident.

Le félin balança sa tête en arrière, laissant échapper un long soupir de ses narines alors que ses paupières se fermaient l’espace d’un instant. C’est à ce moment précis qu’il entendit des pas, plutôt discrets, mais guère assez pour l’ouïe fine de notre gros matou. Les oreilles de ce dernier s’agitèrent doucement et pivotèrent dans la direction du bruit. Sa tranquillité venait d’être brisé mais il n’en n’était pas tellement mécontent pour cette fois-ci. Tournant la tête vers la source du bruit, l’empêcheur de tourner en rond montra le bout de sa frimousse et le mâle reconnut aussitôt Sioban, une bon gros lapin pendant entre ses longues canines. Il l’observa un instant, immobile et silencieux avant d’afficher un simple sourire, secouant doucement la tête pour chasser ses idées noires de sa tête.

« - Bonjour Sioban. Belle journée n’est-ce pas ? » C’était plat, mais plat ! Il faut dire qu’il manquait d’imagination et qu’il ne voulait certainement pas embêter la donzelle avec ses problèmes. Il était là pour les protéger, la protéger.





« They say we are what we are
But we don't have to be.
I'm bad behavior but I do it in the best way.
I'll be the watcher of the eternal flame.
I'll be the guard dog of all your fever dreams. »

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MessageSujet: Re: La Traque. [Octurn] Sam 3 Oct - 20:32






La Traque

feat. Octurn

Elle continuait sa route, se frayant un chemin entre les arbres de la forêt de Tremblevie. Son pas ne se faisait ni rapide, ni trop lent. Elle se contentait de trottiner pour ne pas laisser ses membres se refroidir, la queue haute, aussi courte soit-elle.

Le museau en l'air, la femelle tentait de démêler les odeurs si caractéristiques qui faisaient la particularité de chaque Prius et animaux occupant le bois, sans se laisser distraire par les effluves du lapin inerte qui pendouillait de part et d'autre de la gueule du félin et qui compliquait considérablement la tâche.
Elle finit cependant par trouver ce qu'elle cherchait : son odorat développé la mit rapidement sur la piste du fauve noir qu'elle souhaitait trouver dès lors qu'elle approcha du point de rassemblement de tous les Prius.

Il s'agissait d'une petite clairière au milieu de Tremblevie où le calme était constamment au rendez-vous, même lorsque la Harde entière y était rassemblée. La zone offrait un agréable couvert où il était plaisant de s'y reposer puisque les arbres qui l'entouraient la préservait de la fournaise du désert ou, au contraire, des températures glaciales que pouvait atteindre ce dernier durant la nuit.
Depuis le peu de temps que vivait Sioban dans ce petit coin de Paradis, elle avait fini par particulièrement apprécier le lieu. D'abord parce qu'il était l'endroit le plus agréable, selon elle, où les Prius avaient séjourné depuis leur départ du Royaume du Nord, la sérénité de Tremblevie semblant d'opposer en tout point à la désagréable amertume qui se dégageait des souvenirs que la femelle avait du royaume de Dandelion. Deuxièmement, parce qu'elle se sentait ici dans son élément : les terres offraient du gibier à foison, de la place pour courir, se dégourdir les pattes mais aussi pour s'isoler lorsque le besoin se faisait sentir. Elle préférait de loin vivre ici que parquée derrière ces grandes murailles qui encerclaient le royaume du nord.

Pourtant, Sioban savait que ce bonheur que leur offrait Tremblevie n'était qu'éphémère : les Prius étaient une race nomade et il leur faudrait sans doute bientôt quitter cette douce forêt pour trouver un territoire où s'installer durablement. Mais y arriveraient-ils un jour ? L'Unique seul le savait. Pour l'heure, la femelle se contentait de vivre au jour le jour, profitant des ressources que Tremblevie leur offrait, s’imprégnant de cette si agréable aura tant qu'elle le pouvait.

Ce fut la proximité de l'odeur de son chef de Harde – qui s'était amplifiée à mesure que Sioban s'approchait de l'emplacement où ce dernier ce trouvait - qui la tira de ses rêveries. Il se trouvait non loin, juste derrière ce petit bosquet qui les séparaient encore.
La femelle ralentit la cadence, allant même jusqu'à se stopper pour mêler son ouïe à son odorat, veillant à ne pas déranger une discussion entre supérieurs hiérarchiques à laquelle elle n'avait pas à participer. Bien que la Harde était similaire à une grande famille et ses membres – aussi loin qu'ils s'en souvenaient n'avaient jamais eu à respecter toutes ces étiquettes et ces courbettes que l'on adresse habituellement à un souverain, Sioban s'était toujours assurée de respecter un minimum la hiérarchie et de témoigner du respect à ses supérieurs. Ne pas interrompre une conversation en faisait partie.

À en juger par sa seule odeur et le calme qui régnait dans sa direction, Octurn paraissait seul, ce qui n'eut pas - contrairement à ce que l'on pourrait croire - l'effet de conforter l'idée que Sioban avait eu de lui apporter du gibier fraîchement chassé. Au contraire, elle hésita : si son dirigeant s'était mis à l'écart, il y avait sans doute une bonne raison à cela et peut-être - sûrement même - ne souhaitait-il pas être dérangé.
Après une fraction de seconde d'hésitation, la femelle se décida enfin à y aller : après tout, si le Prius désirait rester seul, elle n'aurait qu'à déposer son repas puis repartir.

Elle franchit la haie qui les séparait, n'ayant pas vraiment à jouer des épaules pour la traverser puisque, même si sa carrure était relativement imposante, signe distinctif de sa race, les arbrisseaux la composant étaient suffisamment espacés pour qu'elle puisse se frayer un chemin au travers. Derrière, alors qu'elle s'ébrouait pour se débarrasser des quelques feuilles et branchages qui s'étaient accrochés aux endroits où son pelage était plus fourni, elle fut accueillie par Octurn qui, bien que lui tournant le dos, avait le visage tourné vers elle pour la regarder arriver, un doux sourire comme il savait si bien les faire étirant ses babines.

« Bonjour Sioban. Belle journée n’est-ce pas ? » Lui dit-il alors qu'elle approchait, s'étant enfin débarrassée de tous les corps étrangers qui encombraient sa fourrure crème.

L’interpellée hocha la tête, faute de pouvoir faire mieux. Ce n'était pas grand-chose, mais c'était toujours mieux que de tenter de marmonner un charabia incompréhensible à cause du lapin qui l'empêchait d'articuler.
Alors qu'elle parcourait la courte distance entre le mâle sombre et elle, elle leva d'instinct son regard vers le soleil qui déclinait, teintant le ciel de ses douces couleurs chaudes et plongeant la petite clairière dans de jolis tons rosés. Elle aimait le crépuscule, cette période entre le jour et la nuit où le soleil se retirait pour laisser place à la lune, plus lugubre mais toute aussi jolie.
Finalement, elle s'arrêta devant son chef pour déposer à ses pattes le lapin dépourvu à présent de toute trace de vie, avant de lever ses iris orangés vers celui pour qui elle était venu.

« C'est pour toi Octurn. Il faut que tu manges. »

Elle prononça ces mots d'un ton paraissant neutre, mais dans lequel on pouvait pourtant percevoir une pointe d'inquiétude, comme si Octurn n'avait pas mangé depuis des lustres. Clairement, la femelle Prius savait qu'il ne se laisserait pas mourir de faim, mais autant être sûre qu'il ne saute pas un repas au profit des autres.



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MessageSujet: Re: La Traque. [Octurn] Mer 21 Oct - 19:25



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Octurn garda ses pupilles braquées sur la femelle encore un moment, les oreilles légèrement pivotées vers elle avant qu’elle ne reprenne leur place habituelle, quelque peu vers l’arrière, toujours vigilant. C’était Rashall qui l’avait habitué à se montrer vigilant en toute circonstance. Vigilance qu’il ne montrait gère car l’expression qu’il affichait restait douce, calme, sereine. Il n’avait guère besoin de parler de ses soucis de dirigeant avec les autres félins de sa troupe tant qu’il les protégeait. Du moins, c’est ainsi qu’il voyait les choses. Peut-être le voyait-on comme un chef trop protecteur, trop « papa poule » ? On l’avait mis en garde. Et maintenant, ils se retrouvaient là, vivant au jour le jour. Comme avant ? Non, tout était différent. Relâchant un léger soupir de ses narines, il observait la donzelle parcourir les quelques mètres qui les séparaient, la suivant de son regard doré alors que ce même sourire ne quittait pas ses babines, en guise d’accueil. Il ne voulait surtout pas qu’elle se sente de trop et qu’elle s’en aille maintenant.

Il baissa enfin ses iris quand elle déposa la carcasse encore tiède du pauvre animal devant ses pattes, avant de la regarder à nouveau sans plus s’attarder cette fois-ci. D’un mouvement de tête, il l’invita à s’installer à ses côtés, secouant brièvement la tête et ébouriffant sa crinière juste un peu. Il craint qu’elle ne s’éloigne aussitôt l’espace d’un instant. La vérité était que la présence d’un autre félin était le seul moyen pour lui de s’évader de ses incessantes pensées. L’arrivée de Sioban était donc plus que bienvenue.

« C'est pour toi Octurn. Il faut que tu manges. »

L’imposant matou laissa échapper un bref rire rauque, secouant une autre fois la tête alors qu’il déposait sur la femelle un regard amusé. Oh, cela faisait longtemps qu’on ne l’avait pas considéré comme un petit être sans défense incapable de se nourrir lui même. Un peu plus et il aurait pensé voir Rashall en face de lui. Sauf que ce dernier ne le lui aurait pas dit de cette manière là mais plutôt en le lui fourrant directement dans le fond de la gorge. Charmant. Cette pensée eut le don de faire sourire le félin davantage et il s’empressa de hocher la tête, remerciant la guerrière.

« - C’est très gentil de ta part de te soucier de mon bien être. Il ne faut pas que tu t’inquiètes, je mange bien. » Fit-il, quelque peu rieur avant de reprendre. « Merci… As-tu tout ce qu’il te faut ? »

On ne change pas un vieil ours. Même si Sioban se montrait protectrice et maternelle à son égard, il ne pouvait s’empêcher de s’assurer de son propre bien être avant le sien. Un peu plus et il aurait partagé sa prise, ce qui serait bien peu utile vu la taille de cette dernière. Allez partager un lapin entre deux énormes smilodons, ce n’était vraiment pas aisé. Cependant, il ne prit pas encore le temps de dévorer le présent qu’on venait de lui apporter, plus intéressé par la compagnie de la demoiselle que par son ventre vide.




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MessageSujet: Re: La Traque. [Octurn] Jeu 29 Oct - 21:24






La Traque

feat. Octurn

Son ton soucieux avait visiblement déclenché l'hilarité chez Octurn, que la femelle couva d'un regard perplexe, les sourcils froncés. Vraiment, si son dirigeant ne la prenait pas au sérieux, elle l'était pourtant : le jeune Prius, à la tête de la Harde, se souciait énormément du bien-être de ses congénères. Il prenait soin d'eux, à la manière d'un père maternant ses enfants. Mais bon nombre des Prius étaient aussi, voire plus âgés que lui, et il ne fallait pas qu'Octurn oublie de s'occuper de lui aux dépends des autres. Sioban, ainsi que quelques autres, étaient là pour y veiller.

La jeune femelle resta muette, alors que son regard orangé scrutait Octurn comme si, depuis les années qu'elle cheminait à ses côtés, elle n'avait jamais eu le temps de le faire.
Ce fut le mâle qui, après un court instant d'amusement, vint lui répondre, son éternel sourire étirant ses babines :

« C’est très gentil de ta part de te soucier de mon bien être. Il ne faut pas que tu t’inquiètes, je mange bien. »

Bien, au moins voilà qui était rassurant.
Comme pour indiquer qu'elle acceptait sa défense, la femelle hocha la tête, la mine cependant toujours grave et le regard de travers, prenant un air qui semblait vouloir dire "Y'a intérêt".

« Merci… As-tu tout ce qu’il te faut ? » Termina le jeune mâle.

Un sourire bref, qui se voulait rassurant – bien qu'elle n'était pas particulièrement douée pour faire ce genre de choses – fut pour le moment sa seule réponse. Quand bien même il fut succinct, il n'en restait pas moins un sourire, chose qui illuminait rarement le visage grave et concentré de Sioban.

Ses yeux glissèrent vers le ciel assorti à son regard alors qu'elle prenait son temps pour répondre.
Il était impressionnant de voir à quel point le soleil pouvait décliner vite. À peine le lâchait-on du regard pendant quelques secondes, et déjà s'était-il rapproché de l'horizon à une vitesse affolante.
Sioban le fixa durant un instant, savourant le spectacle de couleur qu'il offrait durant sa décadence, avant qu'il ne disparaisse totalement pour laisser place à la lune et aux étoiles, maîtresses de la nuit. À ce rythme-ci, il n'y aurait plus longtemps à attendre. Déjà les premiers astres faisaient leurs apparition, peinant cependant encore à faire remarquer leur douce lueur pour le moment trop faible pour s'inscrire une place dans le ciel qui s'assombrissait déjà, mais qui n'était pas encore assez obscur pour que l'on puisse apercevoir l'intégralité de la voûte astrale.

Finalement, elle finit par reporter son attention sur Octurn. Elle cligna ses paupières, attendant de faire partir les quelques tâches colorées formées devant sa rétine, dues à un changement trop brusque de luminosité. Ces dernières ne tardèrent pas à s'évanouir, lui laissant voir le mâle tel qu'il devait apparaître devant ses yeux.

« Je vais bien. »

Elle ne parla pas trop fort, mais cependant suffisamment haut pour que le Prius puisse l'entendre sans difficulté. Chose qui n'était pas la plus compliquée puisque les sons alentours semblaient se coucher au rythme du soleil, si bien que les oiseaux s'étaient presque tu et que les grillons et cigales prenaient bientôt la relève.

« Tremblevie est agréable, tu ne trouves pas ? » Reprit-elle en levant de nouveau les yeux vers le firmament, une expression de mélancolie se peignant sur son visage. « Elle nous offre bien plus que ce que le Nord et l'empereur Dandelion promettaient de nous offrir. Et ce, sans rien attendre en retour... »

Sa phrase se termina en un soupir alors qu'elle se demandait si il était vraiment utile de ressasser les souvenirs du Royaume du Nord qui faisaient de nouveau surface dans son esprit. Loin d'elle l'idée d'ennuyer Octurn avec ses rancœurs, tout le monde ici avait sans doute envie d'oublier cet épisode.
Inutile de préciser pourquoi elle préférait de loin errer dans la nature plutôt que de lécher les coussinets d'un quelconque despote.



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MessageSujet: Re: La Traque. [Octurn] Sam 7 Nov - 18:33



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Octurn resta immobile un instant, la carcasse de l’animal gisant toujours à ses pattes. Il leva l’une d’elle et vint pétrir la peau de l’animal entre ses griffes et sous son poids, sentant les os de la bestiole s’entrechoquer et ployer sous son poids quand il s’exécuta, jusqu’à ce qu’il repose sa patte sur le sol, adressant un regard bienveillant et doux à la femelle qui lui faisait face, un sourire étirant nonchalamment ses babines, attendant qu’elle se décide à répondre à sa question. Il fut soulagé et heureux quand la femelle lui répondit avec un sourire, pourtant bref, mais venant d’elle cela voulait déjà dire beaucoup. Il commençait à connaître l’animal, lui arracher un sourire ou même un rire n’était pas aisé malgré tous les sourires qu’Octurn pouvait lui offrir par pure politesse, ou tout simplement parce qu’il appréciait cette demoiselle qui le couvait et qui savait se montrer aussi utile qu’indispensable dans les moments de besoin ?

Le grand mâle pivota la tête et la balança légèrement en arrière quand la femelle déposa un regard sur le ciel orangé de la journée déclinante. Bientôt, le soleil allait se coucher et il ne verrait que sa silhouette dans la pénombre de la soirée. Observant un regard bref aux nuages galopant nonchalamment dans le ciel, il baissa bien rapidement la tête pour déposer à nouveau son regard doré sur le pelage moucheté de la donzelle. Il attendait toujours une réponse. Patiemment. Mais il l’attendait bel et bien et ne la laisserait pas s’éloigner tant qu’elle n’aurait pas été honnête avec lui.

« Je vais bien. »

Il hocha doucement la tête, croisant le regard de la femelle pendant un court instant. Il attendait qu’elle embraye car il lui semblait qu’elle n’avait pas fini de parler et qu’elle avait encore des choses à lui dire. Octurn était loin d’être un grand bavard mais quand il y avait besoin de parler, il le faisait et ne reculait pas devant la tâche même si le silence était la meilleure des armes parfois. Il n’aimait pas cela, le silence, cela l’empêchait de faire taire ses doutes et incertitudes résidant dans sa tête.

« Tremblevie est agréable, tu ne trouves pas ? »


Il acquiesça encore une fois de la tête, jetant un bref regard circulaire sur les environs alors que les lieux se couvraient petit à petit d’un voile sombre et que les ombres recouvraient le monde de lumière qui se mourrait petit à petit. Il aimait beaucoup cet endroit mais quelque chose lui disait que cela n’allait pas durer et qu’il serait bientôt obligé de sortir de cet endroit plaisant pour se rendre ailleurs. Où ? Il ne le savait pas encore. Mais ils iraient vers l’avant et c’était là l’essentiel.

« - C’est vrai. C’est agréable. On se sent loin du tumulte des royaumes. » Fit-il d’une voix calme, omettant le fait qu’il s’imaginait ne pas pouvoir rester ici encore bien longtemps.

« Elle nous offre bien plus que ce que le Nord et l'empereur Dandelion promettaient de nous offrir. Et ce, sans rien attendre en retour... »

Un léger ricanement s’échappa des lèvres du grand mâle, pivotant la tête sur le côté et secouant doucement sa tête. Un sourire quoiqu’un peu grimaçant restait accroché sur ses lèvres. Il était heureux et soulagé que la femelle aie le même avis que lui sur la question. Il lui semblait indispensable que son peuple, sa harde, soutienne ses choix et l’accompagne dans ses démarches. Il ne voulait pas prendre toutes les décisions seules à la manière du tyran gouvernant le Nord. Non, il fallait que les siens soient au courant de ses projets, de ses envies. C’était ainsi qu’il voyait le pouvoir. Sans eux, il ne serait rien qu’un chef sans conviction car sa conviction à lui était de les garder en vie et de leur assurer cette sécurité, cet amour qui lui semblait tant indispensable.

« - Nous continuerons à marcher mais pas vers le Nord. Je suis curieux de voir à quel point le monde à changer, pas toi ? » Il eut un petit rire. « À savoir s’ils sont tous aussi pourris que Dandelion, je ne sais pas. » Il échappa un soupir. « Je pense qu’il faut continuer d’avancer. »




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MessageSujet: Re: La Traque. [Octurn] Dim 15 Nov - 13:48
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