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Retrouvailles | feat Antiva

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PAROLES : 55
RENAISSANCE : 06/02/2015
PATRIE : Royaume du Nord.


PANTHERINAE ID
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: 23
MessageSujet: Retrouvailles | feat Antiva Ven 25 Sep - 23:00




Capes , bourses et bandoulières autour du cou. Le Célèbre duo de bijoutiers sillonnaient les pieds de la Montagne du Nord. Malgré le vent qui leur sommait de fuir accompagné de la neige qui fouettait leur moustaches , les deux compères , L'Umbra en avant et le Corbinus derrière , résistèrent. Comme investit d'une volonté surnaturelle.

« Je te remercierais jamais assez pour cela , Henri. Quel bon ami , tu fais. » Mordred , encore sous le coup de la tristesse , avait retrouvé ses couleurs. Il pouvait de nouveau s'autoriser à sourire , maintenant qu'ils semblaient avoir trouver une piste. Le joallier remercia sa fourrure , qui lui offrait une résistance au froid. Henri ne possédait pas une telle protection , cependant , son tempérament sanguin semblait être tout aussi utile. Celui-ci sautait , trottinait et cela sans gêne apparente.

« Aucuns soucis , Mon Cornu. Ne t'en fais pas , Big Daddy s'occupe de tout ! » lui répondit l'Umbra , riant un peu. Bien mieux habitué au terrain que lui , Henri , homme d'action , progressait avec vigueur dans l'épaisse couche de neige. Formant un long sillon derrière lui , Mordred avait un long corridor à sa disposition. « Mais , tu es bien sûr que c'est ici ? »
Un froncement de sourcil chez le bleuté. Henri l'imita , faisant de l'esprit. « Oh toi , mon salopiaud. Cesse ton regard de minotaure. »
Entendant cela , Mordred ne pu que sourire. Songeant à sa corne , anormalement tordu après l'affrontement , qu'il avait dissimulé sous un turban bleutée. Une blessure de guerre dont il ne préférait pas conter les exploits. Surtout après le cri qu'il avait poussé.
« Les rumeurs courent. J'ai bien la chance de posséder une boutique où les dames aiment cancaner. » La pauvre tavernière , devenue sujet de railleries et de bizarreries. « Nous avons cherchés partout , en vain ! Il ne nous reste plus que la Montagne ! » expliqua le Corbinus , animé d'un feu sacré. « J'ai sorti ma plus belle toilette ! Rien ne peut m'arriver ! » Le Feu fut tel. Mordred bomba ridiculement le torse et dépassa son ami pour aller affronter la montagne. Le Roux eut un soupir las. Puis suivit le nouveau meneur à travers le Désert blanc.

Ils ne l'eurent fut pas longtemps pour arriver sur se présentait comme un plateau. Le sommet de la montagne , cachée dans les nuages. Mordred s'épuisa , alors qu'ils n'avaient même pas atteint les roches du haut relief. Les grottes à pierres précieuses étaient bien plus bas et accessible que les murailles. Lui qui pensait qu'avoir parcourut les grottes , faisait de lui le parfait trappeur.
Le tigre , maintenant affalé dans la neige , éructait ses poumons , appelant à l'aide son ami qui lui jetait un regard ... sardonique.

« Je me meuuurs ! Arg ! Mon coeur ..! » Il roula sur le dos , gueule béante. Et langue sortie. « EUUUUURRarr !..... La Gourde ! Vite ! »
Assis à son chevet , Henri courba les oreilles. Lui tendant les vivres qu'ils avaient spécialement préparés pour leur excursion. Les tours du Chateau et les Remparts se dessinaient encore à l'horizon , montrant qu'ils n'avaient parcourut qu'une infime partie de leur voyage.

Mordred s'était maintenant assis , grignotant goulûment les petites lanières de viande séchée et salée. Le gout de la viande fit vibrer son corps et son âme.

Il fondu en larmes.

« MÊME LA VIANDE N'A PLUS LE MÊME GOUUUUT SANS ELLE ! »




« Les diamants sont les meilleurs amis des femmes... C'est vendeur ! »

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MessageSujet: Re: Retrouvailles | feat Antiva Sam 26 Sep - 1:13
« Rares sont ceux qui osent s'y aventurer ou sont assez fous pour ne serait-ce que penser à les franchir ! »

Eh bien, en voilà une, de folle ! Une petite tigresse inconsciente, préférant affronter le vent et la neige plutôt que son propre empereur. Elle avait beaucoup pleuré. Elle en avait presque regretté son choix… Son monde lui manquait trop. Pourtant, elle savait qu’il existait, loin par-delà les remparts, des félins capables de vivre comme des bêtes sauvages. Ils chassaient et vivaient en groupe – et ils étaient loin d’être des légendes : elle les avait vus de ses propres yeux. Elle se souvenait encore de cette matinée où, debout sur les remparts, elle les avait observés s’éloigner vers leur avenir… car ils ne voulaient pas de l’avenir que le Nord leur imposait. Qui aurait cru qu’elle se retrouverait dans la même situation ? Mais elle, elle n’était pas forte comme eux. Elle n’était qu’une pauvre petite Umbra, encore à mi-chemin entre l’adolescence et l’âge adulte, l’insouciance et les responsabilités… Elle ne pouvait pas faire face à l’imposante montagne : pourtant, elle n’avait pas le choix ! Contourner les sommets serait bien trop long – il lui fallait les franchir, coûte que coûte ! Avec un peu de chance, elle trouverait un col qui lui permettrait de passer facilement… Du moins, c’est ce qu’elle avait cru. Mais la pauvre avait vite déchanté, alors qu’elle n’avait pas voyagé beaucoup. Et elle avait pleuré, elle avait énormément pleuré…

En gentille petite citoyenne du Nord, Antiva avait toujours dormi avec un toit sur la tête et un lit douillet où se réfugier. Une bonne soupe comme dîner, un feu où se réunir pour conter de merveilleuses épopées. Une taverne, des cris de joie, des chants d’ivrognes, des rires et… un pauvre mâle pataud qui avait réussi à se coller des dizaines de serviettes en papier sur les pattes. Peut-être était-ce lui qui lui manquait le plus… En effet, Antiva n’était pas du genre à supporter la solitude, elle qui avait toujours vécu si bien entourée. Mais, étrangement, elle ne s’inquiétait pas vraiment de ses amis d’enfance, de son petit ‘gang’ de jeunes. Ceux qui lui manquaient le plus étaient, bien sûr, ses parents… et lui.

Alors, submergée par le chagrin et le désespoir, abîmée par trop d’heures en haute altitude, achevée par cette survie montagnarde, elle avait pleuré. Encore et encore, à un point tel qu’elle était persuadée de ne plus avoir de larmes pour le restant de ses jours… Mais ce n’était pas comme s’il lui en restait beaucoup, de toute manière. Elle allait mourir. Une pauvre petite tigresse n’avait aucune chance, seule dans la montagne. Ses provisions qui s’épuisaient à vue d’œil ne la sauveraient pas, pas plus que l’unique couverture qu’elle avait cru bon d’emporter. C’était la fin. Couchée dans la neige, à bout de forces, elle avait pleuré.

Oui, elle allait mourir. Elle aurait dû. Et son cœur ralentissait déjà dans son carcan de glace quand il la trouva. Un vieil ermite qui vivait là et qui était en chemin pour la cité, histoire de se ravitailler un peu. Mais ses plans changèrent dès qu’il la vit et, ne pouvant se résoudre à abandonner une âme à l’impitoyable montagne, il la prit sur son dos et la ramena dans la grotte où il habitait. Porter la demoiselle ne lui fut pas difficile – forgé par la bise, bâti par le froid, on aurait dit que rien ne pouvait l’ébranler. Et ce n’était pas ce poids-plume d’Antiva qui le ferait chuter…

Dans l’antre, un feu couvait. Le raviver fut aisé, et la tigresse ne mit pas longtemps à sortir de sa torpeur. La chaleur des flammes avait exhorté son cœur à reprendre de l’allure, et le repas qui lui fut servi – infect, mais incroyablement nourrissant – eut tôt fait de la remettre sur pattes. Son hôte se montra d’une douceur insoupçonnée chez un tel personnage, et l’attention presque maternelle qu’il lui portait fut assez pour guérir les blessures à vif de sa sensible âme de jeune Umbra. Il la garda sous son aile plusieurs jours, le temps qu’elle soit à nouveau pleine de vigueur et prête à reprendre son voyage. Là, il partit pour la cité – qui n’était, en réalité, pas si loin – tandis qu’elle gardait son logis. Il revint quelques jours plus tard, chargé de provisions dont la moitié lui était destinée. Et, après lui avoir appris par quels chemins passer pour parvenir de l’autre côté de la chaîne montagneuse en un seul morceau, il la laissa enfin partir en priant l’Unique de la préserver.

Il lui restait encore la plus longue partie du voyage… surtout qu’elle n’avait aucune idée d’où elle allait s’arrêter. Mais la première étape était de passer les montagnes – et cette étape était loin d’être terminée… Elle reprit donc sa marche et continua ainsi durant plusieurs heures, avec l’horrible impression de ne pas progresser du tout. Il fallait dire que, cette fois, au lieu de foncer bêtement en ligne droite, elle suivait le chemin que l’ermite lui avait indiqué, et qui consistait à longer les plateaux afin de parvenir à des passages plus aisés et moins hauts, qui lui donneraient une chance de survivre.

Heureusement, gonflée à bloc après avoir retrouvé un peu de compagnie, elle avait de la motivation à revendre. Mais, pas à pas, son esprit combatif s’effilochait, tant et si bien qu’elle devint vite très lasse. Elle dormirait encore dans la neige, cette nuit. Peut-être ne verrait-elle jamais le bout de cette blancheur – du moins était-ce l’impression qu’elle avait… De nouveau abattue, elle laissa échapper un profond soupir, mais ne s’arrêta pas pour autant.

« Même la viande n’a plus le même goûûûût sans elle ! »

Elle sursauta et se retourna d’un bond. Ce murmure avait résonné en elle comme un cri foudroyant – le calme de la montagne n’avait, jusque-là, été brisé que par le sifflement du vent. Pourtant, quelque chose – quelqu’un – avait crié. Une voix lui était parvenue, et elle était sûre qu’elle ne l’avait pas imaginée. Mais c’était impossible. Elle le savait pertinemment. Cette voix, d’ordinaire si joyeuse, ne se ferait jamais entendre ici. C’était juste qu’elle lui manquait trop, et que la sadique venait la hanter dans ces moments de solitude…

Mais s’il y avait bien une chose que cet exil lui avait appris sur elle-même, c’était qu’elle ne pouvait pas vivre en doutant, et qu’elle ne voulait pas ne rien faire au risque de le regretter plus tard. Alors, elle rebroussa chemin, droit vers ce qu’elle pensait être l’origine de la voix – mais, avec tous ces reliefs et ces multiples occasions d’écho, comment en être sûre ? Non, il n’y avait aucun moyen qu’elle le retrouve, si jamais il avait vraiment été là.

Aucune chance. Ou une sur un million. Cependant, il semblerait que l’Unique avait décidé d’être bon envers elle et de lui montrer le chemin… Car, après avoir marché quelque temps, elle les vit. Pas si loin, en contrebas de là où elle se trouvait, elle les vit, faisant tache sur le sol immaculé. L’Umbra rougeâtre, valeureux guerrier et héros grimpeur de mammouths, et ce cher Cornibus qui lui avait tant manqué…

« Mordred… ? Mordred ! Mor-AAAAHHHH ! »

Elle aurait voulu courir au ralenti et se jeter sur lui, comme dans les belles histoires, sauf que... son épaule flancha, l’envoyant bouler dans la neige comme une malpropre. Bon point : elle arriva plus vite que prévu aux pattes de ses amis, et sans se fatiguer. La poudreuse freina sa chute, et elle glissa tout doucement à proximité des deux mâles, jusqu’à s’arrêter totalement. Là, elle releva la tête, s’ébroua, et se remit sur ses pattes – en fait, ce n’était pas la première fois que ça lui était arrivé depuis le début de son voyage…
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MessageSujet: Re: Retrouvailles | feat Antiva Jeu 22 Oct - 21:44





L'écho de sa voix parvint jusqu'aux aventuriers.
Mordred se crispa tandis qu'Henri allongeait le cou.

« Tu as entendu ? » S'étonna le bleu , coupant sans le vouloir , son ami , qui allait répliquer d'un ton badin.

« Même les oiseaux prennent froid. » Fit le Rouge en haussant simplement les épaules.

« Mais non ! C'est ... ! » Le Corbinus se releva et se mit à fureter dans la neige. Nez au sol , comme un vulgaire canin , il balayait la neige de son museau à la recherche d'une piste.

Le rouge vint l'épauler, en grimpant sans vergogne sur son échine. Décidé à le prendre comme point d'observation. Et c'est grace à cette nouvelle hauteur que l'Umbra rougeâtre scanna les environs du regard. En dessous , Mordred tremblait de tout son long. Son dos émettant des petits cliquetis osseux , illustrant un certain malaise.

« HUFF! » L'une de ses pattes lacha sous le poids , laissant chuter le haut de son corps dans la tête.

Dieu de tous soit loué , ils n'eurent même pas à chercher. L'objet de leur labeurs vint , tout doucement , jusqu'à eux. Glissant sur la neige comme une luge qu'on aurait lancé. Voir même , un tapis.

« Oh. Bonj-..! » Il se retrouva rapidement au sol , les coussinets en l'air quand Mordred , emplie de joie s'était soudainement levé sur ses postérieurs pour sauter sur son amie. « Oh mon ... ! J'en ai partout ! »

Mordred hyperventila.

« PAR L’UNIQUE , VOUS ETES VIVANTE ! »
Enjoué , ou plus. Mordred abattit ses lourdes paluches sur l'encolure de la femelle pour l'étreindre de tout son amour.
« QUE LE CIEL EN SOIT TÉMOIN , VOUS ETES EN VIE ! »








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MessageSujet: Re: Retrouvailles | feat Antiva Lun 21 Déc - 18:34
Elle n’était pas la seule à avoir l’air ridicule.
Sûrement un truc des gens du Nord. Alors que Mordred avait la tête enfoncée dans la neige, Henri trônait sur son corps comme si de rien n’était. Et voici qu’il la saluait, et qu’elle lui répondait d’un aimable sourire – comme si tout était parfaitement normal. Du moins, jusqu’à ce que le Cornibus se redresse pour envoyer bouler son ami et se jette sur elle. Elle accepta son câlin avec enthousiasme et se laissa cajoler avec grand plaisir tandis qu’il lui hurlait dans les oreilles.

C’était tellement d’émotions. Elle en aurait pleuré de soulagement et de bonheur – même les cris de Mordred lui paraissaient si doux à entendre ! Même la douleur qu’elle ressentait au niveau de l’épaule – vu que son ami appuyait malencontreusement dessus – lui semblait si agréable ! Elle enfouit son visage dans la fourrure du Nordique et lui parla d’une voix étouffée par les poils :

« Tu m’as manquééééé ! »

Elle dégagea ensuite son museau de la fourrure de son ami pour s’adresser plus clairement.

« Mais qu’est-ce que vous faites là ? »

Malgré toute sa joie de voir des visages amicaux, elle ne pouvait s’empêcher d’être inquiète pour ces deux-là. Si Henri avait l’âme aventurière, Mordred avait tout du parfait citadin – comme elle, à vrai dire, et elle avait frôlé la mort dans cette montagne. Qu’est-ce qui avait pu le pousser à quitter la ville ? Y avait-il eu d’autres dégâts ? Un nouveau monstre ? De nouveaux problèmes ?
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MessageSujet: Re: Retrouvailles | feat Antiva Lun 21 Déc - 20:46





Leur étreinte sembla durer plusieurs millénaires. Pour Henri, du moins.
Les deux félins ronronnaient de concert, se tenant grossièrement par les pattes, le mâle passant son menton sur le front et les joues de la femelle.

« Tu m’as manquééééé ! »
Mordred sanglota, sa lèvre inférieure tremblante. Il ne lui répondit pas et continua ses ronronnements, serrant un peu plus fort. Ce fut lorsque Henri émit un toussotement qu'il se réveilla.
« Mais qu’est-ce que vous faites là ? » Demanda la fugitive, remise de ses émotions. Plus rapidement que Mordred qui continua de parcourir la fourrure laiteuse d'Antiva du museau. Le tigre renifla, arrêtant ainsi la morve qui commençait à couleur de son nez.

« Eh bien. Nous étions à votre recherche... » Henri s'autorisa à s'approcher d'eux pour attraper Mordred par le collet, après avoir vu que celui-ci souillait le manteau de fourrure d'Antiva avec ses pleurs. Le tigre s'essuya à l'aide d'un des cotés de sa cape. « Votre soudaine disparition le chagrinait. »
« O-oui! Votre famille s'inquiète! Vous devez revenir avec nous..! Au Nord! » Une nouvelle larme coula. « Votre foyer est là-bas. » Termina-t-il, les yeux pleins d'espoir.







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MessageSujet: Re: Retrouvailles | feat Antiva Lun 21 Déc - 21:17
Henri vint mettre fin à l’overdose de bons sentiments en expliquant la situation à la petite tavernière – et en en profitant pour détacher les deux tourtereaux. Mais elle ne comprenait pas. Elle ne jugeait pas être assez importante pour braver le climat de la montagne pour elle. Elle salua néanmoins la profonde amitié qui liait les deux mâles : Henri, qu’elle connaissait à peine, n’avait aucune raison d’accompagner Mordred. Pourtant, il l’avait fait. Voilà qui était fort louable.

«O-oui! Votre famille s'inquiète! Vous devez revenir avec nous…! Au Nord! Votre foyer est là-bas. »

Elle eut un énorme pincement au cœur. Le Nord ? Son foyer ? Non, plus maintenant. Il fallait qu’elle vole de ses propres ailes, qu’elle quitte ses parents pour se trouver un nouveau foyer – n’était-ce pas la bonne chose à faire ? Elle ne pouvait se résoudre à vivre hypocritement dans un royaume auquel elle ne croyait plus, sous la coupe d’un empereur détesté. Il lui fallait trouver sa place.

Mais c’était dur, et ça lui faisait mal. Quitter ses parents avait été difficile, mais elle savait qu’ils comprendraient et se débrouilleraient bien sans elle. Et quand elle aurait retrouvé une situation stable, elle leur enverrait un courrier pour tout leur raconter de sa nouvelle vie. Oh, ils seraient si heureux ! Mais quitter Mordred était étrangement bien plus ardu. Et si elle correspondait à l’avenir avec lui, elle savait que ce serait difficile. Ces lettres la feraient souffrir, et sûrement pleurerait-elle en écrivant et en lisant ce qu’il lui répondrait.

« Mordred, je… je suis désolée mais… Il faut que j’aille découvrir le monde… »

‘Il faut’. Elle en avait besoin. Elle en avait terriblement besoin. Les yeux humides, elle tenta d’exhorter le Cornibus à se reprendre.

« Allons, il ne faut pas pleurer. Je reviendrai. »

Un jour, peut-être. Fidèle à elle-même, elle lui adressa un faible sourire pour lui remonter le moral – alors que son propre cœur se déchirait. Et elle ne savait même pas pourquoi.
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MessageSujet: Re: Retrouvailles | feat Antiva
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